.: L'association : :Nos séjours :: ACCUEIL :: La vie associative :: Le vide poche:.
   
     
 
.: Berry-Tudy :.
 
 



 

 
     
     
   
 

.: Les origines :.
.: La mission :.
.: Les moyens :.
.: Les actions :.
.: L'équipe :.
.
 
     
     
   
   
     
     
     
 
Webmaster
ASSO
 
Contact association
 
© Berry-Tudy 2017
 
     
 

 

 
     
Bienvenue à Berry-Tudy
 
Les documents de Tudy

Histoire de l'Ile Tudy

Vous trouverez l'adresse des sites, d'où proviennent ces textes, en début de texte et en fin.
Il reste la propriété de leurs auteurs et ne doivent pas être diffusé sans mention de Copyright.
Ils seront supprimés du site sur simple demande de leurs auteurs, au webmaster.


Deux possibilités : version courte pour aller à l'essentiel et version longue, très longue, pour les courageux.

Version courte

Cette version provient du site : http://bigouden.com

ILE TUDY

Cette ancienne île de 126 hectares devenue presqu'île en 1852 grâce à une digue qui la relie au continent était peuplée de marins qui, dès le début du XIXème siècle, furent les pionniers du renouveau maritime bigouden en développant la pêche à la sardine. Auparavant, du XVIème au XVIIème siècles, l'Ile Tudy était un port actif d'armement au commerce.
La condition d'insulaire des habitants de l'Ile leur a toujours conféré un statut et une considération particulière vis à vis des autres bigoudens. La coiffe des Iliennes en était le symbole, et à ce jour plus aucune femme ne la porte.
Après avoir été un centre de pêche important au début de ce siècle, avec 1240 habitants, 3 conserveries et 90 bateaux de pêches, les Iliens furent victimes de leur isolement. Les autres ports se développant plus facilement grâce à leur situation géographique, proche des grands axes de communication. Depuis, la pêche et la population n'ont cessé de décliner.
Aujourd'hui, l'Ile ne compte plus que 635 habitants, et son activité maritime se résume à l'ostréiculture, l'école de voile et la plaisance. Mais le village de l'lle, avec ses maisons de pêcheurs typiques et ses ruelles étroites, a su garder un cachet exceptionnel. L'Ile Tudy est devenue une petite station balnéaire avec sa poste et son propre code postal qui font la fierté de ses habitants. Le cadre magnifique de l'Ile, sa plage et les nombreuses possibilités de pêche à pied qu'elle offre, attirent chaque année des milliers de visiteurs.

© http://bigouden.com

 

Version longue et détaillée

Cette version provient du site : http://perso.wanadoo.fr/tito-linard/tudy2.htm

De l'Ile à la presqu'île !

L'Ile-Tudy, formée de sables et de rochers bas, s'étend sur une longueur de 2500 mètres et une largeur moyenne de 150 mètres, le long de la côte Ouest de l'anse de Bénodet ; elle se rattache au continent par une étroite dune de sable et sépare la mer d'une large baie vaseuse qui pénètre profondément dans les terres, et dont différentes parties ont reçu les noms de marais de Combrit, de Kermor, etc...
Le village occupe la pointe méridionale de l'Ile, qui regarde Loctudy ; le port, abrité par cette pointe, est situé par 47°50'30" de latitude Nord et 6°30'30" de longitude Ouest. A l'ouest du port s'étend, sur une superficie de quelques hectares, ce que l'on nomme la rade de l'Ile-Tudy : c'est un abri sûr et d'une excellente tenue, mais dont ne peuvent profiter que de petits caboteurs, qui restent, à mer basse, échoués sur la vase.
Les renseignements donnés sur l'anse de Bénodet et l'entrée de la rivière de Pont-l'Abbé, dans la notice relative au port de Loctudy, sont applicables à l'Ile-Tudy : l'entrée des deux ports est la même. En face du quai de Loctudy est le rocher Le Blaze, signalé par une balise rouge, que contournent les navigateurs pour entrer dans le port de l'Ile-Tudy.
Les vents les plus favorables pour l'arrivée sont ceux de Sud et S.E.
Le nom de l'Ile-Tudy ne doit pas faire allusion. L'Ile-Tudy n'a, en ce dernier millénaire, jamais été une île radicalement séparée de la terre ferme. Jusqu'au milieu du XIXe diècle, elle était reliée au continent par la longue langue de sable qui s'accroche à la pointe rocheuse de Sainte-Marine. Derrière la dune, vasières et prés salés se partageaient 300 hectares de zones humides.
Quand se conjugaient tempêtes de survoît et grandes marées, la dune se trouait et la mer, par de larges brêches, isolait l'Ile totalement. Au nord de l'Ile, un gué, le truc, traversait l'anse à hauteur de la ferme du Haffond. Le quartier de Penantruc, le bout du gué, en rapelle le souvenir. Il était parfois le théâtre de noyades dramatiques, comme celle du recteur de l'Ile en 1734.
Les relations avec la terre ferme se faisaient par le bateau ; la liaison port de l'Ile-pointe de Penanveur, sur la côte de Loctudy, était empruntée par les Iliennes qui partaient proposer leurs huîtres, moules et palourdes sous la halle de Pont-l'Abbé.
C'est en 1850 que prit fin la quasi insularité de l'Ile-Tudy. Deux aristocrates bretons, MM Duplessix de Grénédan et de Crésolles, s'associèrent pour poldériser l'arrière-dune? En 1876 un chemin était tracé à travers le polder, permettant de gagner Combrit à pied sec. Désormais, l'Ile-Tudy s'ancrait au pays bigouden, mais les Iliens n'abdiquèrent pas pour autant la vive conscience de leur singularité.

Retour au commencement !

Saint-Tudy fonda en 494, à l'entrée de la rivière de Pontl'Abbé, un monastère autour duquel vinrent se grouper quelques familles de pêcheurs. A Loctudy, situé de l'autre côté de la rivière, on ne faisait que de l'agriculture ; à l'Ile-Tudy, la population était exclusivement adonnée à la pêche. Cette distinction s'est maintenue et subsiste encore aujourd'hui.
La population de l'Ile-Tudy se développa lentement et dans des conditions peu favorables. L'Ile, basse et exposées aux vents, est envahie par des marées d'équinoxe lorsqu'elles sont poussées par les vents de Sud ou de S.O. ; l'eau y est rare et légèrement saumâtre ; les communications avec les localités voisines ne pouvaient, jusqu'à ces dernières années, se faire que par la mer.

L'Ile-Tudy, port de commerce !

La petite histoire :

L'Ile-Tudy n'était pas qu'un port de pêche. Les familles les plus aisées du village étaient celles des maîtres de barques, capitaines de navire marchand. Dès le moyen-âge, les Iliens sillonnent le littoral atlantique ; ils cabotent le long des côtes du sud-espagnol - Cadix - jusqu'aux avants-ports d'Anvers dans les Flandres. Ils transportent les grains, la sardine anchoitée et pressée, le congre séché, le hareng, la cire et le miel ; ils rapportent du vin de Bordeaux, le sel de Guérande et les matériaux de construction.
Les navires sont modestes chasse-marée de vingt à trente tonneaux ; les capitaines s'adonnent à l'occasion à la pêche, avant de repartir en quête de fret. Après la décadence de Kérity à la fin du XVIe siècle, l'Ile-Tudy devient le premier port d'armement du pays bigouden, mais dès le milieu du XVIIIe siècle, Pont-l'Abbé lui ravit la vedette, avant qu'un siècle plus tard Loctudy s'impose comme un grand port marchand.
De Louis XIV à la Troisième République, des dynasties de capitaines vont laisser leur nom dans les annales maritimes : les Guéguen, Divanach, Le Gars, Riou, Bargain, Monfort, dont les enfants se retrouveront parfois à Pont-l'Abbé comme marchands ou hommes de loi.
Après la longue et tragique parenthèse des guerres de la Révolution et de l'Empire, le cabotage reprend, mais désormais les Iliens commandent les lougres, goélettes et chasse-marée des armateurs de Pont-l'Abbé, Quimper ou Concarneau. Au transport du grain et du poisson sec et salé s'ajoutent les pommes de terre que le pays bigouden produit en quantité, ainsi que les fûts de pin, destinés à servir de poteaux de mine au pays de Galles. Au retour, ils débarquent le sel de Mesquer et Noirmoutier. A la fin du XIXe siècle, c'en est fini de l'Ile-Tudy port d'armement au commerce.

Description du port :

Les ouvrages du port de l'Ile-Tudy comprennent une cale de 60 mètres de long sur 5 de large, dirigée perpendiculairement au rivage, et deux petits quais de 17 et 40 mètres établis, l'un en retour sur la cale, l'autre en prolongement de cet ouvrage. Ces deux quais, en raison de la hauteur de la grève à leur pied, ne peuvent être accostés que par des barques légères, et sont de peu d'utilité. Ils sont, ainsi que la cale, construits à pierres sèches ; les tablettes de couronnement seules ont été posées avec mortier de chaux hydraulique.
La cale cesse d'être accostable aux barques lorsque la mer est à un niveau inférieur à celui des basses mers de morte eau. Pour permettre aux chaloupes rentrant au port à basse mer de débarquer les produits de leur pêche, on a construit, à 65 mètres au Sud de la cale, un petit débarcadère d'une longueur de 10 mètres, que la mer recouvre à chaque marée.
Une cale, large de 4 mètres, existe sur la côte Est de l'Ile ; mais elle est de peu d'usage, étant exposée aux vents du large.
Les hauteurs d'eau que les navires trouvent à la cale de l'Ile-Tudy, à haute mer, sont dans les marées d'équinoxes 4 mètres ; de vive eau ordinaire 3,15 mètres et de morte eau 1,93 mètre.

Les pêcheurs de l'Ile-Tudy

Avec Kérity-Penmarc'h, l'Ile-Tudy est le plus ancien port de pêche du pays bigouden, alors appelé Cap Caval. Dès le début du XIVe siècle, il est fait mention de ses marins. Pendant tout le moyen-âge et jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, ils s'adonnent principalement à la pêche au congre, ainsi qu'à la julienne, au merlu, au posteau, à la raie. Vers 1750, ils se mettent à pratiquer une pêche double : d'avril à juillet, le congre ; la sardine, d'août à la Toussaint. Le poisson était vendu sous la halle de Pont-l'Abbé et Quimper ; ou, pressé et salé, exporté vers Nantes et les ports de la façade atlantique.
Entre la décadence de Kérity à la fin du XVIe et l'envol du Guilvinec au milieu du XIXe siècle, l'Ile-Tudy est le premier port bigouden. Mais sa flottille, modeste, ne dépasse pas une vingtaine de chaloupes.
Au XIXe siècle, la sardine prend le pas sur les autres espèces, grâce au coup de fouet de la conserve. Mais le maquereau s'affirme, tout comme les homards et les langoustes, dont les navires britanniques viennent prendre livraison tous les dix jours en baie de Bénodet. L'Ile-Tudy connaît alors des femmes marins pêcheurs, "pêcheresses" comme on les appelle, comme Angélique Sélino ou Anne-Marie Bourlaouen et son équipage de femmes.
Au début du XXe siècle, avec 1240 habitants, 80 chaloupes et 380 marins, l'Ile-Tudy atteint son apogée de port de pêche. C'est aussi l'époque de drames de mer à répétition ; en l'espace de quelques années, des dizaines de marins périssent dans des naufrages. En valeur débarquée, l'Ile est en 1900 le 11ème port finistérien, quasiment à égalité avec Le Guilvinec - au 4ème rang pour les moules et coquillages.
Après la première guerre mondiale, le déclin s'amorce, lent d'abord puis accéléré. Après 1945, le développement de Loctudy signifie la fin de l'activité halieutique de l'Ile.

Les conserveries

L'une des toutes premières conserveries bigoudènes ouvre ses portes sur l'Ile-Tudy en 1857. Cette année-là, à la pointe, sort de terre la "fabrique de conserves de sardines à l'huile Martin" (maison-mère à Nantes) qui quelques années plus tard devient l'usine Philippe et Canaud.
L'initiative fait école : en 1865, l'aubergiste Tinnier ouvre un atelier près du port ; il est suivi par Pallier, puis, en 1880, par la veuve Brosseau, gérante de Frendenson de Douarnenez. Ce dernier fait faillite en 1882, des repreneurs prennent le relais, sans grand succès. Moins éphémère, l'usine Bourriquen-Quénerdu (Douarnenez) voit le jour en 1881 ; elle devient en 1896 l'usine Béziers (René Béziers, toujours de Douarnenez). Les aviateurs américains s'y installeront en 1918. Lecointre reprend l'activité après la guerre, mais l'usine ferme ses portes au début des années 30.
D'emblée les conserveries de l'Ile-Tudy s'affirment par leur dynamisme et la qualité de leurs productions. Il faut dire qu'elles étaient les héritières des fameuses presses à sardines qui permettaient la conservation et le conditionnement de l'espèce noble par excellence. En 1832, les six ateliers de salaisons de l'Ile traitaient une dizaine de tonnes de matière première.
En 1869, l'usine Philippe et Canaud, qui occupe 22 chaloupes, est la seconde du pays bigouden. Les établissements, à l'activité saisonnière (de juin à la Toussaint), employaient essentiellement des femmes - qui n'hésitaient pas au besoin à déclencher des mouvements sociaux pour améliorer leur ordinaire. En août 1926, 40 des 66 ouvrières de chez Lecointre (spécialisé dans le thon) se mettent en grève pour obtenir un salaire horaire de... 1F25.
Mais la restructuration-délocalisation de la conserverie bretonne et l'effondrement de l'activité de pêche sur l'Ile portent un coup fatal aux usines. En 1953, Divanach ferme ses portes après une vingtaine d'années d'existence. Neuf ans plus tard, c'est au tour de Philippe et Canaud de mettre les pouces. L'aventure de la conserve sur l'Ile-Tudy avait duré plus de cent ans...

Les huîtres

Alors que les hommes sont embarqués sur les barques et les chaloupes, les femmes sont à la cueillette des huîtres, moules, palourdes et crevettes dans l'anse du Pouldon. Sous la révolution, le voyageur Cambry avait été impressionné : "Les femmes, au milieu de l'hiver, sont dans l'eau jusqu'à la moitié du corps pour ramasser des huîtres, des crevettes, des moules. Trois heures avant le jour, dans les temps les plus froids, mouillées, sans feu, elles attendent l'heure du marché sous la halle de Pont-l'Abbé."
Les huîtres de l'Ile étaient renommées comme en témoigne Brousmiche qui visita le port de pêche en 1830 : "Les huîtres prises à l'Ile-Tudy ont l'écaille blanche et nacrée, sont dépouillées de toute matière étrangère et flattent l'oeil par leur propreté, comme le palais par leur goût exquis. Ces huîtres surpassent en bonté les plus renommées de celles qui se recueillent sur les côtes du département. Si Quimper était moins éloignée de la capitale, les huîtres de Cancale seraient détrônées par celles de l'Ile-Tudy."
La protection des bancs d'huîtres et de moules et leur gestion équilibrée ont été une préoccupation permanente des Iliens comme des autorités. Au XIXe siècle, un arrêté du Préfet stipulait que "l'exploitation des trois moulières de l'Ile-Tudy qui découvrent est autorisée jusqu'au 30 avril et interdite du 1er mai au 1er octobre. Elle est interdite avant le lever et après le coucher du soleil. Elle ne pourra être faite qu'avec des couteaux en fer qui ne devront pas avoir plus de 18,9 cm de long, y compris le manche ; la lame de ces instruments n'excédera pas 5,4 cm de large."
Les Iliens ne transigeaient pas sur leur droit de libre exploitations des bancs de l'anse du Pouldon. Des demandes de concessions à des particuliers étrangers à l'Ile soulevaient leurs protestations indignées. Quand, en 1892 et 1900, pour ne prendre que deux exemples, des ostréiculteurs d'Auray demandent la concession d'une partie de l'anse, le refus du Ministre de la Marine est immédiat tant l'émoi est grand parmi les Iliens et ... les Iliennes.
Depuis la création de parcs sous le Second Empire, l'Ile a connu plusieurs familles d'ostréiculteurs, les Divanach et les Joncour notamment

La dentelle au point d'Irlande

En 1902, la situation des marins pêcheurs cornouaillais devint catastrophique : la sardine disparut des côtes - pour plusieurs années. Les chaloupes étant armées pour ce type de pêche, les populations littorales furent plongées dans la misère.
Deux dames de la bourgeoisie locale eurent alors l'idée d'introduire la dentelle d'Irlande en pays bigouden afin d'assurer un revenu minimum aux familles. Après l'Exposition des Arts féminins de 1902, Mesdames Pichavant, de Pont-l'Abbé, et Chauvel, épouse du maire de Combrit, firent venir une Irlandaise qui initia une Ilienne, Marie Gouzien qui, à son tour, l'enseigna aux femmes et aux jeunes filles du petit port (ainsi qu'à des mousses).
Ainsi que le déclarait une Ilienne : "Je gagnais cinquante six sous par jour à ce travail, plus que mon mari. J'étais heureuse ; je berçais mon petit du pied, sans quitter l'ouvrage. Mais on a eu de la misère pour attraper le point. C'est vingt sou le carré, et quand on perdait le point...".
En 1905, les religieuses du Saint-Esprit de l'Ile-Tudy obtiennent le dépôt des dentelles exécutées par les ouvrières du port, la maison Pichavant se chargeant de la commercialisation.
Très vite, un point plus simple dérivé de l'Irlande mais dépourvu de granité, se développa sur le reste du littoral bigouden, en particulier à Kérity-Penmarc'h : le picot bigouden. Mais l'Ile-Tudy resta fidèle au point originel, et regarda de haut ce picot de moindre ambition. Le fil, très fin et très blanc, provenait d'Irlande, via la maison Pichavant et les soeurs ; après la guerre 1914-1918, il fut remplacé par du fil français D.M.C.
Des doigts agiles et experts des Iliennes sortirent cols, nappes, napperons, chemins de table, manchettes, corsages, gants... A la fin de la seconde guerre mondiale, on recensait encore à l'Ile-Tudy de 150 à 200 Iliennes qui s'adonnaient à l'Irlande (dont une cinquantaine d'excellentes ouvrières à longueur de journée, les autres se partageaient entre la dentelle l'hiver, les coquillages au printemps et la conserve l'été).

Les régates de l'Ile-Tudy - Loctudy

Les régates de l'Ile-Tudy - Loctudy ont été les premières du sud Finitère. C'est en effet dès 1884 - le 20 juillet pour être précis - que les deux ports de part et d'autre de l'estuaire ont conjugé leurs efforts pour mettre sur pied des épreuves pour voiliers de plaisance et pour bateaus de pêches. A l'origine du rassemblement sportif, festif et mondain, un passionné de plaisance, Maurice de Laubière (1854 - 1928), propriétaire de Roz-ar-Had, à Loctudy, une belle maison de maître donnant sur l'embouchure.
Chaque été, en juillet ou août, les régates de l'Ile-Tudy - Loctudy attiraient la fine fleur de la plaisance française. Les meilleurs racers-cruisers du littoral atlantique s'y donnaient rendez-vous : Suzette, un superbe 10 tx qui remporta la Coupe de France en 1903 ; Margaret, 12 tx anglais ; le redoutable Yette..., noms aujourd'hui oubliés mais qui eurent leur heure de gloire. Les propriétaires des estuaires de l'Odet et de la rivière de Pont-l'Abbé étaient aussi de la partie : Jacques de Thézac, fondateur des Abris du marin ; Edgar de Broc, châtelain du Perennou ; le peintre André Dauchez; Maurice de Laubière lui-même...
Les patrons pêcheurs de l'Ile-Tudy se livraient eux aussi à de passionnantes courses, en fonction de la jauge de leur embarcation (moins de 15 pieds, de 15 à 20 pieds, de 20 à 24 pieds). Le vainqueur empochait 50 F et différents trophées. A10h et à midi, le public envahissait l'Hôtel Jéhanno, célèbre pour son homard à la française et son filet de boeuf provençal. La remise des prix avait lieu en fin de journée de l'autre côté de la passe, à l'Hôtel des Bains.
En 1906, le climat politique dégradé (la lutte entre les "blancs" et les "rouges" atteint son paroxisme) retentit sur les régates. Un conflit s'élève entre les pêcheurs baillistes de l'Ile-Tudy et les organisateurs conservateurs. Le comité éclate ; c'est la fin des régates conjointes. L'année suivante, l'Ile-Tudy organise ses propres régates, une expérience sans lendemain. Les régates de l'Ile-Tudy auront tout de même passionné pendant 24 ans les amoureux de la mer. Un fier moment de l'histoire de l'Ile.

Les débuts du tourisme


Jusqu'au début de ce siècle, le tourisme fut confidentiel à l'Ile-Tudy. En face, la villégiature de Loctudy démarrait vers 1880, attirant une clientèle d'Anglais, d'artistes et d'industriels. Mais l'Ile-Tudy souffrait d'un double handicap : sa situation excentrée et... ses odeurs. On estimait en effet que les deux conserveries de sardines y répandaient des effluves propres à décourager les baigneurs.
A la fin du siècle, un premier hôtel, Jéhanno-Coyac, ouvre ses portes ; parmi ses clients, Aristide Briand, en 1909. Sur les encouragements de l'écrivain artiste Albert Robida, la famille Joncour ouvre en 1911 l'Hôtel Tudy. La clientèle y est relevée, Russes blancs réfugiés, peintres, musiciens, artistes, aristocrates du faubourg Saint-Germain.
Les Quimpérois achètent ou édifient leurs premières villégiatures, qu'on appellera bien plus tard résidences secondaires. C'est l'une de ces villas, la villa Kermaria, que loue dans les années 1910, le célèbre couturier Paul Poiret, où le rejoignaient ses premières mains à qui il offrait 15 jours de congés payés. Il y organisait des fêtes somptueuses et harassantes comme en a témoigné l'un des convives, le poète quimpérois Max Jacob.
Avec les congés payés de 1936, le tourisme cesse d'être réservé à quelques nantis. Il se démocratise, les Quimpérois viennent de plus en plus nombreux goûter aux joies de la plage, ainsi que les estivants venus d'ailleurs que l'on englobe dans le même qualificatif de "Parisiens". Mais ce n'est que dans les années 1950 que l'Ile-Tudy se forge son visage actuel, avec l'urbanisation du Sillon, la création de ses terrains de camping et la fixation de la dune.

© http://perso.wanadoo.fr/tito-linard/

 

 

 
 
     
 
     
 
.: Le fil du temps :.
 
 
 

 
 
     
     
   
 

.: La gazette :.
.: J'ai rêvé Tudy :.
.: Compagnons :.
.: Adhésions :.
.: Actualités :.
.
 
     
     
   
 

.: Les liens :.
.: A voir :.
.: Documents :.
.: Contacts :.
.: Livre d'or :.
.
 
     
     
     
 
Page mise à jour
le 24/07/2016 11:39

Résolution
1024 x 768 .
 
     
 

 

       
© Copyright 2002
Design by Netwebmasters.fr.st - Tous droits réservés.
.